En réaction à un article sur le site http://www.lescrises.fr, j'ai pris sur moi de répondre à la vidéo qui nous y était présenté, et que je soupçonne être un soutien indirect à ce genre de thèses encore plus passéistes que sous Louis XVI.

 

En effet, je ne crois pas en la supériorité intellectuelle des 1% qui nous dirigent. Car ils font bien entendu tout ce qu'ils peuvent pour nous maintenir dans l'ignorance, en veillant soigneusement à ce que nous n'en sachions jamais autant qu'eux. Si François HOLLANDE aiment autant les "sans dents", c'est parce que justement ils n'ont pas eu accès on son instruction, à ses moyens, largement finacnés par nos propres impôts. Et qu'il est bien plus facile de cultiver des ignorants, que de les rendre dangereux pour vous même, en les instruisant. Mon hypothèse reste toujourds la même. Ces gens vivent dans la peur de la perte de leur hégémonie, au lieu de se réjouir que leurs élèves les dépassent. Il n'y a plus aucune sagesse dans ce processus, non, il n'y a plus qu'une montagne d'orgueil et de lacheté. Ils nous tirent tous vers le bas, parce qu'ils savent pertinamemment qu'ils perdront, et leurs pouvoirs, et leur influence. Et dès que ces nouveaux arrivants les auront dépassé, ils savent aussi qu'il n'aurront pas d'autre choix que de leur céder leur place. Or, à force des les avoir tiré vers le bas, de n'avoir eu de cesse que de les déprécier, ils savent aussi qu'ils ne bénéficieront ni de leur reconnaissance, ni de leur bienveillance, et comme nous le ferions normal envers nos sages respectables. C'est l'histoire d'une corruption mentale, ou les trouillards ont finit par prendre le pouvoir, et ou les courageux acculés par les abus de pouvoir n'attendent qu'une seule chose, c'est qu'ils trébuchent. Les peureux intelligents dirigent notre monde aujourd'hui. Et c'est bien pour cette raison qu'il ne progresse plus, et que tous les coups bas sont maintenant permis...

Contrairement à ce que je pense être la pensée d’Olivier BERRUYER sur ce sujet, je ne pense pas que le rôle de l’Etat soit de faire lui même de l’économie, ou tout le moins, pas tel que lui semble le concevoir. Je m’explique :

Primo : A chaque fois que l’Etat a joué un rôle économique, d’une quelconque manière que ce soit, ce fut un échec. Le contrôle des prix, les plans de relance à la kénésienne, le financement de la croissance par toujours plus de dettes que l’on ne retire jamais du PIB, aujioud'hui l"intégration dans le PIB de la prostitution et de la drogue pour en masquer la chute, n’en sont que les exemples le plus frappants.

Non, selon moi, le rôle de l’Etat n’est pas de faire de l’économie, mais de contrôler et sanctionner les dérives de l’économie. Autrement dit, empêcher les multinationales d’effectuer des montages financiers off shore pour défiscaliser le plus possible, et alors même qu’elles ont une position dominante et irréfutable sur l’ensemble du secteur économique. Une telle concentration de moyens et de pouvoir devrait de toute évidence être limité, en taille, en parts financières, et dans l’esprit même de la répartition des richesses. Mais force est de constater qu'il n'en est rien. Est il utile de rappeler que 24% des richesses en France sont détenues par 1% de la population ? Et qui sont donc les 85 milliardaires en ce bas monde qui possèdent à eux seuls la moitié de la richesse de l'humanité ? A quoi cela peut il bien servir, d’avoir des milliards sur son compte en banque, si ce n’est pas clairement pour financer des projets à hauts risques à la place des banques, plutôt que de jouer à celui qui pissera le plus loin, deviendra le plus riche dans le monde ? Je reviendrais sur ce point en conclusion, et vous verrez que la solution est fort simple à mettre en œuvre pour l’éviter, tout en satisfaisant les ultra bénéficiaires de ces grandes fortunes.

Secundo : Nos hommes politiques bénéficient d’un traitement de faveur ubuesque. Lorsqu’un patron, ou un chef d’entreprise lambda accumule les déficits et les dettes :

- Il sera saisi sur ses biens propres, souvent par un fonctionnaire.
- Son entreprise sera mise en redressement judiciaire, parfois liquidée.
- Il sera bien souvent ruiné, finira par se suicider.
- Ses employés seront renvoyés pointer au chômage.
- Il pourra écoper parfois de quelques années de prison.

Et tout celà alors que c'est lui qui crée toutes les richesses, qui remplie les caisses de l'Etat pas son travail, sa rigueur budgétaire, et sa créativité commerciale. Alors que lorsqu’un élu ou un homme politique en fait autant, accumule déficits et dettes :

- Il ne sera jamais saisi sur ses biens propres.
- Son administration ne souffrira d’aucune sanction.
- Il ne sera jamais personnellement ruiné, il peut lever l’impôt quand il le veut.
- Ses employés ne connaitront jamais le chômage.
- Il n’ira jamais en prison.

Et le comble de tout ceci, c’est que certains réussiront, alors que toute leur carrière durant ils n’auront jamais rien fait d’autre, et en défiscalisant eux même parfois avec nos propres impôts ayant servis à les payer, à en devenir millionnaires. Nous en avons du reste quelques exemples à la tête de l’Etat en ce moment même…

Demandez vous donc alors comment est il possible d’obtenir de vos contribuables ce que vous n’appliquez jamais pour vous même ? A quel niveau de corruption intellectuel et physique nous sommes actuellement rendu ?

Tertio : Le pacte social, c’est avant tout l’idée que l’on puisse apporter de la valeur ajoutée à nos économies, tout en assurant des services publics au plus faible cout possible, et des iades aux plus démunis. Or, en 35 années de dérives politiques, notoirement liées à leur impunité organisée, la France à franchie en 1988 le seuil fatidique des 33% d’endettement, et alors que l’on explique aux particuliers qu’il s’agit du seuil limite du surendettement. Tiens ? Y aurait il un seuil pour un État, et un seuil différent pour une entreprise, un particulier ? Pourquoi donc les banquiers eux mêmes auraient un appréciation différente de cet endettement, et alors même qu'ils hébergent vos revenus et votre épargne ? Quoi, les Etats mettent en caution votre épargne ? Ne serait-ce pas du vol organisé en cas de défaut de paiement là, des fois ?

La réalité, c’est que l’on nous mène totalement en bateau. En 1981, nous n’avions que 2,5 millions de fonctionnaires pour une population de 55 millions d’habitants, des prélèvements obligatoires tournant autour des 33% de nos salaires brut employeur. Aujourd’hui, nous avons 5,4 millions de fonctionnaires, pour 66 millions d’habitants, soit plus d'un quart dela population active, qui vit exclusivement du travail des 75% restants. Soit sur 4 employés, 3 travillent exclusivement pour le 4 ème qui gagne en moyenne 17% de plus que ceux qui les financent. N'oubliez pas que les fonctionnaires dirigent notre pays, siègent dans nos assemblées, et influencent la loi à leur convenance. Qu'en est il au juste de la fameuse sacrosainte séparation des pouvoirs ?  Et nous devons ajouter à cela des prélèvement atteignant les 54% de notre salaire brut employeur. Est ce que la dette à baissée ? Est ce que nous vivons mieux ? Et-ce que les pauvres sont moins pauvres ?

Pour que vous vous représentiez bien ce que cela signifie avec un calcul sommes toutes, très basique, et sur la base des preuves déja énumérées ci dessus. Un fonctionnaire coute en moyenne 40.000 euros par an (C'est en francs constants et non en Francs courants, soit également une moyenne. Le prix réel est de 48.000 euros par an aujourd'hui, était de 32.000 euros en 1981). Cela représente donc 78125 embauches par an en moyenne, soit en cumulé, sur 35 ans, près de 1650 milliards d’Euros. Vue que tout ces gens ont été embauchés à “crédit”, c’est à dire en période de déficit budgétaire,. Vue que nous n’empruntons pas à taux zéro, et qu’en 1981, nous étions plutôt sur des 10% l’an que des 1% aujourd’hui. On peut alors estimer très facilement que ce que cela nous a couté, c’est au moins le double, soit 3300 milliards d’Euros. Et tenez vous bien, chers fonctionnaires, sans que jamais votre retraite ne soit provisionnée. C’est à dire comme le ferait tout employeur qui ne fait pas partie du régime général par répartition, et dont le régime de retraite aujourd’hui est largement financé par toujours plus d’impôts, certainement pas par vos cotisations. Réfléchissez bien ce qu’il adviendra alors le jour ou l’Etat fera défaut, et ne pourra plus emprunter ce qu’il vous donne. que ce soit aux actifs en poste, ou aux retraités ? Ça y est, vous y êtes ? Vous avez compris que ces syndicats ne sont que des instruments politiques dans le seul but de vous tromper, de vous spolier ? Et ne croyez pas que je sois un anti fonctionnairste primaire. Je considère le MEDEF tout aussi illégitime que la CGT, pourtant censés représenter nos intérêts à tous. C'est juste qu'ils sont totalement innfiltrés, ne répondent plus qu'à une seule logique, sauver la tête de ces politiques qui n'ont eu de cesse que de se remmplir les poches...

NB : Je ne voterais pas pour autant FN, car remplacer la peste par le choléra, c'est toujours pas mon truc.

Pour bien le mettre en perspective, sachez qu’en 1981, le jour de libération fiscal, soit le jour ou vous commencez à travailler pour vous même, pour payer votre loyer, manger, vous habiller, ou avoir des loisirs, était au 31 avril. Il est aujourd’hui au 3 août, soit que vous ne travaillez plus 4 mois pleins pour l’Etat, mais maintenant 7.

Selon toutes nos estimations, nos services publics coutent en moyenne 30% plus cher que leur équivalent privé. Et selon les mêmes estimations, sont 30% moins efficaces.

Que peut on en déduire alors ?

Trop de service public tue le service public. Trop d’impôt tue l’impôt. Et finalement, que la valeur ajoutée à ses limites. L’État ne crée aucune richesse, seulement de la valeur ajoutée. Et si l’Etat consomme trop de richesses, et que sa production de valeur ajoutée est bien trop importante, alors il n’est plus du tout compétitif, ne peut plus exporter ses produits dans des économies moins florissantes que la sienne. Il finit par tuer la poule aux œufs d’or qui la nourrit…

CONCLUSION :

Il ne peut pas y avoir deux poids deux mesures, et surtout si A finance B, sans que B n’ait les avantages de A. L’emploi public et à vie à aboutit à la pire trahison qui soit de notre pacte sociale. Laxisme, égoïsme, égocentrisme, individualisme, abus de pouvoir, trahison de la séparation des pouvoirs, et enfin esclavagisme étatique. quand ceux qui sont censé servir l’Etat mettent en esclavage ceux qui le financent, il n’y a plus aucune démocratie qui tient. Seule la haine et la rébellion prend alors le dessus, et cela se finit toujours au plus mal pour ceux qui espèrent la clémence de leurs bourreaux, alors qu’ils ont largement profité de la situation dominante. C’est le règlement de compte final.

Existe t-il un moyen d’éviter que ceux qui ne sont nullement responsables de leur embauche évitent la potence ? Je le crois fermement ! Je ne considère pas une seule seconde que les fonctionnaires soient d’une quelconque manière responsables. En revanche, les hommes politiques et certains hauts fonctionnaires, eux, vont indubitablement devoir rendre des comptes.

Pourquoi ont ils favorisé l’endettement à outrance, sinon pour renforcer le pouvoir des banquiers sur eux mêmes, sur l’ensemble du peuple français ?

La solution est simple, et se ferait en quelques mesures simples :

- Privatiser au plus vite les services non régaliens de l’Etat. Que se sache, EDF, Orange, la SNCF etc, sont privatisées. Ce n’est pas parfait, mais c’est “encore” viable.
- Supprimer le statut de fonctionnaire pour tout ce qui n’est pas régalien, et supprimer les régimes spéciaux.
- Interdire aux fonctionnaires qui ne démissionnent pas de leurs fonctions d’être élu, de siéger dans des associations “subventionnées”. Cela peut se faire une fois qu’ils sont élus, pas besoin de leur imposer une démission avant, afin qu’ils puissent, comme dans le secteur privé, retrouver leurs fonctions en cas d’échec électoral.
- Déclarer des entreprises et des secteurs comme stratégiques, et comme en Espagne, les gérer de manière privée. Les services publics des transports sont l’exemple typique d’une réussite dans ce domaine, il suffit de s’en inspirer. L’énergie, les transports, l’eau, les télécoms, sont autant de secteurs qui doivent être particulièrement maitrisés.
- Interdire la manipulation de masse. Autrement dit, les grands médias ne doivent plus être la propriété de grands groupes industriels ou de banquiers.
- Renationalisation temporairement des banques, avec séparation des banques de dépôt et des banques de spéculation.
- Interdire les filiations d’entreprise, c’est à dire les filiales avec des noms différents. Vous seriez surpris de voir à quel point nous avons aussi peu d’industriels de l’agroalimentaire, et autant de faux choix dans nos rayons, c’est à dire une concurrence nulle et totalement faussée. Tapez “Groupe Danone” ou “Groupe Lactalis’ dans Google pour bien vous en rendre compte…
- Obliger toutes les centrales d’achat a ouvrir leurs catalogues aux petits commerces, et au même prix d’achat que les grandes surfaces. On veut du commerce de proximité, oui ou non ? Cessons donc d’autoriser de telles pratiques, qui visent uniquement à maximiser les profits des banques, en achetant à 60 jours ce qu’elles vendent en 20, voire 30 jours, et qui n’aboutissent qu’a la mort des exploitants agricoles, avec des cours totalement manipulés, et par les mêmes qui y ont le plus intérêt. Connaissez vous le fossé qui sépare les couts de production de la rentabilité agricole, des marges réalisées par ces grandes surfaces via leurs centrales d’achat ?
- Limiter les fortunes ou l’accumulation de richesse, aussi bien pour les particuliers que pour les entreprises. Cela pourrait se faire par l’obligation de financer des projets risqués et très innovants, les énergies “véritablement renouvelables”, avec un statut spécial et reconnu de tous, d’excellence nationale. On doit saluer l’excellence, et non chercher à seulement accabler les riches. S’ils en savent plus que nous, s’ils arrivent réellement à accumuler impunément autant de richesses, ce n’est pas pour rien. Et notamment dans une économie de plus en plus mondialisée. Inventer un nouveau statut de l’excellence, comme par exemple une citoyenneté d’honneur, ou ceux qui réussissent le mieux, pourraient alors donner des conseils et de leur argent pour financer massivement de nouveaux projets risqués et ambitieux, tout en leur assurant qu’un minimum de leurs acquis sera préservé, ne me semble pas du tout être utopique. Cet argent doit servir à alimenter la confiance, l’économie, pas à dormir sur un compte en banque. Si des gens atteignent cette excellence, ils sont des exemples à suivre, et ne doivent plus subir les persécutions dont ils font l’objet quotidiennement. Eux aussi ont droit au bonheur, ce serait injuste de s’en priver, et de les en priver…

Croyez vous sincèrement que je sois utopiste ? Vos réactions seront fort appréciées…


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