Vous trouvez ce chiffre ahurissant ? Et vous avez raison ! Car ça l'est ! Et je m'en vais de ce pas, grâce à une courte vidéo trouvée sur Facebook, vous expliquer comment, et pourquoi.

Note : Il y a une petite erreur dans la démonstration de Luigi Allessandro, mais au bout du compte, même s'il s'agit de 58% au lieu de 80%, cela reste énorme !

Déjà, il faut comprendre que la différenciation entre les charges patronales et les charges salariales est une supercherie, un moyen de tromper et d'enfumer les gens en leur faisant croire que le méchant patron paye à votre place des charges sur votre salaire. Car pour vous embaucher et vous payer 1600 euros nets, un employeur devra au préalable générer des BÉNÉFICES  - pas du chiffre d'affaire (CA), il a aussi des impôts et des charges à payer avant - à hauteur de 2900 euros brut employeur ! Et que en fin de compte, cet argent, c'est aussi le vôtre, car l'employeur devra les acquitter en VOTRE NOM à tous les organismes censés les gérer. C'est donc l'ensemble de ces charges qui pèsent déjà sur votre salaire, et qui représentent aujourd'hui 1300 euros sur les 2900 euros bruts employeur. Avant même de commencer à payer le moindre impôt, l'Etat vous a déjà prélevé 44% de votre salaire, et il vous jure la main sur le coeur que cela ira uniquement pour payer vos soins et votre retraite.

Juste pour le relativiser, et en considérant une carrière de 47,5 années, cela représente la somme colossale de 741.000 euros ! Imaginez cet argent placé avec un intérêt de seulement 3% l'an, combien vous auriez en fin de carrière à dépenser. Vous seriez tout simplement millionnaires !

N'oubliez pas que l'on va devoir y ajouter votre mutuelle, parce que le comble dans tout ça, c'est que même si votre sécurité sociale vous coute déjà un bras, elle vous rembourse en plus très mal. Idem pour la retraite, ou la plupart des entreprises vous proposent une retraite complémentaire. Vous payez donc pour un service qui au bout du compte va vous couter en moyenne 30% plus cher que n'importe quel équivalent privé, et pour 30% de performances en moins qu'attendues, soit un rendement de 60% inférieur à ce qu'il devrait être.

L'exemple qui a été choisi par ce monsieur est le suivant. Sur un salaire de 2900 euros brut employeur, il a décompté toutes les charges qui vous incombent.

Salaire de départ : 2900 euros (Brut employeur).

Charges patronales : 800 euros. (Brut employé de 2100 euros)

Charges salariales : 500 euros. (Net salarié de 1600 euros).

En considérant, un loyer moyen de 500 euros, des factures d'électricité/gaz/fioul, d'eau, un crédit sur la voiture, l'assurance habitation et celle de la voiture, un crédit pour la voiture, la taxe d'habitation, l'abonnement du téléphone et d'internet, une mutuelle, des frais bancaires, de l'essence, la nourriture, des produits ménagers, et s'il reste quelque chose après toutes ces dépenses, une sortie. Une fois ce décompte effectué, on estime qu'il lui restera environ 90 euros à la fin du mois pour parer aux éventualités et coups durs, impôts payés.

Sur ces dépenses, d'environ 1510 euros par mois, entre les taxes sur l'essence, la TVA sur les produits consommés, et les taxes sur l'EDF ou la Téléphonie, on obtiens un montant d'environ 235 euros de taxes et environ 150 euros d'impôts direct et indirects. soit 385 euros de taxes supplémentaires. Soit, pour le salarié, 1685 euros de prélèvements et taxes qui sont retirés de son salaire.

Ce que vous payez à l'Etat de nos jours représente donc au bas mot, 58% de votre salaire brut employeur. Et on persiste à nous fait le chantage de nos services publics alors que les dépenses de l'Etat aient progressé de 39 à 57% de la dépense publique, et que les effectifs sont passés de 2,4 millions à 5,4 millions de nos jours, et pour des services publics toujours plus couteux et dégradés. Comme para hasard, il y a un lien direct entre vos prélèvements et la dépense publique. Et il en allait de même en 1975, ou nous n'étions absolument pas sous administrés, et que ces charges ne pesaient que pour 34% sur nos salaires !

Vous noterez au passage qu'il y a un lien direct entre les prélèvements obligatoires et la dépense publique. Soit que nous avons 58% de charges pour 57% de dépense publique, et que nous en avions 34% pour 39% de dépenses publiques en 1975. Et que par ailleurs, en moyenne, le jour de libération fiscale en France, c'est à dire le jour ou vous commencez seulement à payer votre loyer, vous habiller, vous nourrir ou payer vos factures, est maintenant au 27 juillet. Soit que vous travaillez 7 mois pleins pour l'Etat, alors que c'était 4 en 1975.

Comment expliquer ce paradoxe ? N'est t-il pas temps d'exiger de nos politiques de pouvoir accéder aux comptes publics, et de voir comment notre argent si abondement prélevé est dépensé, et pourquoi nos services publics sont ils aussi chers et aussi peu performants ?

Il faut savoir que même si vous en faites la demande, on vous refusera l'accès à la comptabilité nationale. Seuls les élus de haut rang et les hauts fonctionnaires peuvent accéder aux moindre détails de la finance publique, et que par conséquent, elle est totalement occulte. Non, vous ne pourrez pas consulter les notes de frais de vos fonctionnaires ou de vos élus, c'est une tour d'ivoire bien gardée. Et comme on l'a découvert avec la taxe carbone sur le carburant, les impôts et les taxes sont maintenant ventilés n'importe comment, et ne servent plus du tout les objectifs pour lesquels ils ont été conçus, et on le voit maintenant, jusqu'à leur conception ! Alors où va l'argent ?!

La seule solution, le RIC, afin de faire changer les lois qui interdisent aux citoyens de contrôler eux mêmes les dépenses, et donc participer à la lutte contre la corruption passive et active.


  • Aucun commentaire sur cet article.
DMC Firewall is developed by Dean Marshall Consultancy Ltd